Recherche sur la problématique des inondations en Afrique de l’ouest : le programme  FURIFLOOD lancé à Lomé

Recherche sur la problématique des inondations en Afrique de l’ouest : le programme FURIFLOOD lancé à Lomé

Lomé, 28 avr. (ATOP) L’Université de Lomé (UL) et ses partenaires ouest-africains en collaboration avec des universités allemandes, ont, à l’issue de leur première réunion annuelle, démarré, le mardi 26 avril à Lomé, un Programme de recherche sur la problématique des inondations en Afrique de L’Ouest (FURIFLOOD).

Ce programme a pour thème « Risques actuels et futurs des inondations urbaines et rurales en Afrique de l’ouest – Une analyse intégrée et des solutions basées sur les écosystèmes ». Il permettra de faire face aux risques actuels et futurs liés aux changements climatiques imposés par les précipitations externes et les inondations qui en résultent en Afrique de l’Ouest. Le progamme vise également à générer des connaissances scientifiques sur les extrêmes climatiques actuels et futurs liés aux inondations en Afrique de l’Ouest et à les intégrer dans des études de cas pour mieux comprendre les risques d’inondation.

Le programme FURIFLOOD élaborera des stratégies éco systémiques visant à réduire les risques actuels et futurs d’inondation au moyen d’une approche participative. Les études de cas du projet seront réalisées en Afrique de l’Ouest et permettront de développer une expertise régionale sur les inondations et les extrêmes climatiques.

Prévu pour trois ans, FURIFLOOD est coordonné par l’institut Technologique de Karlsruhe en Allemagne et par l’Université de Lomé du côté africain. Il comprend six lots de travail. Le lot 1 a pour objectif de produire une évaluation transdisciplinaire des données historiques au cours des deux premières années du projet. Le lot 2 génèrera la liste des indicateurs de risques d’inondation. Plus spécifiquement, les travaux hydrologiques du lot 2 s’appuieront sur les données de précipitations du lot 1. Le lot 3 s’appuiera sur les données spécifiques, les outils stratégiques et les connaissances sur la dynamique des pluies extrêmes du lot 1 pour estimer les changements futurs possibles. Le lot de travail 4 développera des stratégies de réduction des risques d’inondations basées sur les écosystèmes et les évaluera à l’aide des résultats de l’analyse des risques du lot 2 pour le présent et du lot 3 pour le futur. Le lot 5 compilera les informations pertinentes de tous les lots de travail et les intègrera à une plateforme d’aide à la décision. Enfin, le lot 6 offre un cadre pour la co-supervision des doctorants.

Le programme a été lancé par le premier vice-président de l’UL, Prof. Batawila Komlan. La cérémonie de lancement a vu la participation en présentiel et en visio-conférence des délégués d’un consortium de neuf institutions à savoir l’Institution Technique de Karlsruhe (Allemagne), l’Université des Nations Unies (Allemagne), l’Université d’Augsburg (Allemagne), l’Université Technique de Munich (Allemagne), l’Université de Lomé (Togo), l’Université d’Abomey-Calavi (Benin), l’Université Technique de Kwame N’kruma (Ghana), l’Université Cheikh Anta Diop (Sénégal) et l’Université Houphouet Boigny (Côte d’Ivoire).

Prof. Batawila  a indiqué que le programme FURIFLOOD a été soumis par le consortium des neuf institutions et accepté pour financement en juillet 2020 dans le cadre de l’appel à projet lancé par le ministère fédéral allemand de l’Education et la Recherche. Selon lui, deux zones pilotes ont été identifiées au Togo pour la réalisation de ce projet. Il a cité la zone urbaine dans la vallée du Zio et la zone rurale dans la vallée du Mono en amont du barrage de Nangbéto.

Pour Prof. Batawila les recherches sur les risques d’inondation dans les zones du projet doivent non seulement être fiables mais aussi aider à développer des expertises techniques locales pour la formation des jeunes. « L’Université de Lomé à l’ambition de devenir un acteur majeur en la matière et nous nous efforçons de mettre tous les moyens pour y parvenir, notamment à travers la formation doctorale de WASCAL, mais aussi par la création d’un centre de recherche sur les changements climatiques », a-t-il précisé.

Le directeur de l’Institut allemand de météorologie et de changement climatique, Prof Andreas Fink, a fait voir,  à travers une projection vidéo, les démarches a mené pour la réussite du programme. A ses dires, les partenaires allemands entendent œuvrer en synergie avec les universités africaines en vue de trouver une solution adéquate aux problèmes liés au changement climatique et à l’inondation.

ATOP/MG/OAF

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