Rapport de l’étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo : le président de la HAPLUCIA déplore le mauvais relais de l’information par les médias

Lomé, 31 août (ATOP) – La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a organisé, le jeudi 28 août à Lomé, un point de presse consacré à la désinformation dont a fait l’objet les conclusions de l’Etude sur la conception  et le coût de la corruption au Togo (EPCCT) rendu public le 6 août dernier.

La rencontre a été animée par  le  président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao. Celui-ci  a déploré le mauvais traitement fait par les médias du contenu dudit rapport. L’orateur  a présenté ses regrets  aux personnalités indexées dans les journaux,  précisant que ni l’étude, ni l’atelier du 6 août n’étaient destinés à « épingler certaines personnalités du pays ». Il a rappelé que l’objet de  l’atelier était bien la validation du rapport final de l’EPCCT. Selon lui, « cet atelier était destiné à l’enrichissement de ce rapport final par des experts et des personnes ressources venus de plusieurs départements ministériels et de tous les secteurs socioprofessionnels du pays ».

M.Wiyao a donné la liste restreinte des autorités présentes à l’atelier à cause de la Covid-19 notamment les membres du comité multisectoriel de pilotage de l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées et le secrétaire général de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Parlant de la couverture médiatique de la cérémonie de validation, M. Wiyao a expliqué qu’elle a été assurée par les médias d’Etat et les radios Nana Fm, Victoire Fm et Zéphyr.

Pour le  président de la HAPLUCIA, l’exécution du plan stratégique quinquennal 2019-2023 de son institution et du plan d’action qui l’accompagne, l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées est une activité phare inscrite sur leur agenda de l’année 2020. C’est dans le cadre de ce chantier, dit-il, que l’EPCCT a été confiée à l’INSEED, suivant la Convention n°00939/2019 approuvée le 30 octobre 2019 par le ministère de l’Economie et des Finances. Il a souligné que la population cible de cette étude sont les ménages, les responsables d’entreprises formelles et informelles précisant que 100 zones de dénombrement ont été tirées sur toute l’étendue du territoire et 1.500 ménages ont été enquêtés dans chacune de ces zones. « 400 entreprises formelles et informelles ont été également tirées au sort et font l’objet de sondage. 2784 personnes âgées de 18 ans et plus ont été enquêtées sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il laissé entendre. Pour lui, cette étude n’a porté que sur les différentes manifestations de la corruption, notamment  les pots-de-vin versés par les citoyens aux agents publics au cours des douze derniers mois précédant l’étude.

En ce qui concerne la grande corruption, il a précisé qu’aucun pays n’a encore pu la capter, en raison de sa complexité, car, la méthodologie et le logiciel pour l’évaluation du coût de la grande corruption n’étant pas encore disponibles. On estime simplement qu’elle coûte aux pays en voie de développement jusqu’à 25 % de leur produit intérieur brut annuel, a conclu l’orateur.  ATOP/OAF/SAS

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