Promotion des droits humains : des parlementaires briefés sur le mécanisme de l’examen périodique universel

Promotion des droits humains : des parlementaires briefés sur le mécanisme de l’examen périodique universel

Lomé, 26 nov. (ATOP)- Une session d’information sur le mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU) à l’intention des parlementaires s’est déroulée le vendredi 26 novembre à Lomé.

Co-organisée par le Collectif des associations de lutte contre l’impunité au Togo (CACIT) et la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), cette formation a bénéficié de l’appui technique et financier de l’ONG internationale Universel Periodic  Review (UPR Info). Elle s’inscrit dans le cadre de la préparation du 3e cycle de l’EPU où le Togo sera examiné en janvier 2022 au cours de la 40ème session du groupe de travail de cet organisme onusien.

Cette séance a permis de « briefer les parlementaires sur les particularités du mécanisme de l’EPU et de présenter comment ils peuvent y participer », a expliqué la directrice du programme suivi pays à l’UPR Info, Mme Nargiz Arupova.

Les élus du peuple ont été renseignés sur les objectifs, les modalités de fonctionnement du mécanisme de l’EPU et de ses parties prenantes. Les échanges ont tourné également autour de la complémentarité entre l’EPU et les autres mécanismes onusiens de promotion et de protection des droits de l’Homme.

Les parlementaires ont été sensibilisés sur le rôle des parlements dans la promotion et la protection des droits humains en général et dans le mécanisme de l’EPU en particulier.  Un aperçu des derniers cycles de l’EPU au Togo, y compris les thèmes abordés et les Etats examinateurs ainsi que les bonnes pratiques telles que l’interaction des parlements avec les autres parties prenantes à l’EPU ont été présentés aux députés.

Le vice-président de la commission des Droits de l’Homme à l’Assemblée nationale, Hounakey Akakpo Kossi a rappelé que depuis 1987, le Togo était l’un des rares pays africains à se doter d’un mécanisme interne de protection et de promotion des droits de l’Homme qu’est la CNDH. « L’Assemblée nationale jouera toujours sa partition au côté du gouvernement togolais, sous la houlette du président de la République pour la protection et la promotion des droits humains dans notre pays», a réaffirmé M. Hounakey.

Le président par intérim de la CNDH, Sronvie Yaovi a rappelé que les nombreuses prérogatives constitutionnelles dont disposent les parlementaires doivent leur permettre de jouer un rôle de premier plan dans la promotion des droits de l’homme, en particulier dans les travaux du Conseil des droits de l’homme. « Les parlements sont bien placés pour veiller à ce que l’exécutif s’acquitte de la responsabilité qui lui incombe au premier chef de mettre en œuvre des recommandations relatives aux droits de l’homme, et contribuer ainsi à combler les lacunes en la matière, à prévenir les violations des droits de l’homme et à offrir une meilleure protection à la population, notamment aux groupes vulnérables», a souligné M. Sronvie.

Cette rencontre, dit-il « marque le début d’une coopération exemplaire entre l’Assemblée nationale, la CNDH et les autres parties prenantes pour le mieux-être de nos populations».

L’EPU, un mécanisme onusien de promotion des droits humains

L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme central du conseil des droits de l’homme établi par la résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 15 mars 2006. Il s’agit d’un examen par les pairs qui consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme sur la base d’un traitement égal et d’un processus transparent, inclusif et participatif. En se fondant sur la nature indivisible des droits de l’homme, le mécanisme de l’EPU offre un rééquilibrage longtemps recherché entre les droits civils et politiques d’une part, et les droits économiques, sociaux et culturels, d’autre part. De plus, de par son caractère cyclique, il encourage les gouvernements à faire des progrès d’un examen à un autre.

A l’issue du 2eme cycle de l’EPU en 2016, 195 recommandations ont été formulées par les Etats membres et observateurs, 167 recommandations ont été acceptées et 28 recommandations ont été notées par le Togo. Le 3e cycle qui se déroulera en janvier 2022 au cours de la 40ème session du groupe de travail de l’EPU, sera donc le bilan de la mise en œuvre des recommandations durant les cinq ans écoulés.

ATOP/AJA/TD

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