L’ouvrage « Togo : processus de réconciliation et d’unité nationale  à l’épreuve des préjugés coloniaux (1914-1991) »  rendu public

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L’ouvrage « Togo : processus de réconciliation et d’unité nationale à l’épreuve des préjugés coloniaux (1914-1991) » rendu public

Lomé, 29 déc. (ATOP) – L’ouvrage intitulé « Togo : Processus de réconciliation et d’unité nationale à l’épreuve des préjugés (1914-1991) » de l’enseignant-chercheur et journaliste togolais, Evalo Wiyao a été rendu public, le mardi 28 décembre à Lomé, au cours d’une cérémonie de dédicace.

Cette cérémonie a été marquée par une présentation de l’auteur ; de la structuration de l’ouvrage, suivi d’un témoignage de l’ancien Premier ministre du Togo, Joseph Kokou Koffigoh sur des situations de crise au Togo dues aux préjugés coloniaux.

Ce document de 333 pages est subdivisé en trois grandes parties. La première traite des préjugés et de l’utilisation de la main-d’œuvre autochtone dans le contexte colonial français : genèse des complexes et des antagonismes entre les Togolais. La deuxième parle de l’évolution des Togolais dans le contexte colonial français et du renforcement des préjugés et de l’antagonisme Nord/Sud. La dernière partie illustre l’impact des préjugés coloniaux sur les crises politiques et le processus de réconciliation et d’unité nationale de 1960 à 1991.

A travers cette œuvre, l’auteur veut faire ressortir l’impact négatif des préjugés coloniaux sur le processus de réconciliation nationale. Selon lui, la réalisation de la réconciliation et de l’unité entre les Togolais se heurte encore aux effets néfastes des préjugés coloniaux. S’appuyant sur la cartographie des civilisations autochtones conçues à dessein en termes d’infériorité et de supériorité, M. Wiyao a indiqué que le colonisateur a dégagé deux catégories de Togolais : les peuples du Nord-Togo jugés « sauvages, attardés, etc… » et ceux du Sud-Togo considérés comme « évolués, intelligents, etc..».

Pour l’auteur, les conséquences engendrées par la gouvernance coloniale française au Togo, notamment les frustrations chez les uns et les instincts de supériorité chez les autres ont entrainé l’éclosion de rapports heurtés qui ne cessent d’empoisonner le sentiment d’appartenance à une même communauté de destin. « Mais l’une des répercussions les plus graves de cette gouvernance coloniale est l’appropriation faite de ces représentations surannées par les Togolais qui continuent malheureusement d’en faire des piliers de leur cohabitation, fragilisant ainsi les fondements de la nation togolaise naissante », a expliqué M. Wiyao.

La cérémonie de présentation publique de cet ouvrage a pris fin par une séance de dédicace. Elle a connu la présence de la présidente du Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), Awa Nana Daboya et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), Télou   Pitalounani.

Togolais, Evalo Wiyao est rédacteur en chef du journal « Le Démocrate », fondateur du journal satirique « La Pagaille ». Il intègre en 1995 la présidence de la République en qualité d’attaché de cabinet chargé de la presse, poste qu’il occupa pendant quinze ans. Depuis le 24 décembre 2014, il est le premier rapporteur de HCRRUN.

ATOP/AR/BV

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