Libre circulation des personnes et des biens dans la ZLECAf  :  réunion préparatoire de la rencontre des ministres sur la fluidité des échanges  sur le corridor Abidjan-lagos

Libre circulation des personnes et des biens dans la ZLECAf : réunion préparatoire de la rencontre des ministres sur la fluidité des échanges sur le corridor Abidjan-lagos

Lomé, 16 sept. (ATOP) – Le secrétariat de la Zone de Libre-Echanges Continentale Africaine (ZLECAf) en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale, organise la réunion des Directeurs généraux (DG) des douanes et des experts des pays membres sur la fluidité des échanges sur le Corridor Abidjan-Lagos ce jeudi16 septembre à Lomé.

La présente rencontre prépare celle des ministres chargés du Commerce du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigéria et du Togo, prévue pour demain vendredi 17 septembre. Elle a pour objectif de trouver les voies et moyens qui peuvent permettre le démarrage effectif des échanges entre les Etats parties et non parties à l’accord de la ZLECAf. Il s’agit d’abord d’identifier les problèmes et les défis contemporains auxquels sont confrontés les opérateurs économiques et autres parties prenantes qui empruntent le Corridor Abidjan-Lagos. Il s’agit ensuite de proposer les actions possibles qui permettront de promouvoir la facilitation des échanges, la coopération douanière et le transit le long du corridor afin d’assurer le succès de la mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf.

La ZLECAF vise l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires au commerce intra-africain. Sa mise en œuvre devrait créer à terme un marché continental unique de 1,3 milliards de consommateurs. A ce jour, 33 pays sur 54 signataires ont déjà ratifié et déposé leurs instruments de ratification auprès de l’Union africaine, 42 pays parmi lesquels figurent les Etats membres de la CEDEAO plus la Mauritanie ont déjà déposé leurs listes de concessions tarifaire portant sur 90% des lignes tarifaires. Un accord portant sur environ 86% des lignes tarifaires est acquis en matière de règles d’origine. Le reste des points est en cours de négociations.                            En ouvrant les travaux de la rencontre, le commissaire des douanes et droits indirects de l’Office Togolais des Recettes (OTR), par intérim, Atta Kakra Essien, a expliqué que les secteurs du transport et du transit routier sur le Corridor Abidjan-Lagos sont confrontés à des difficultés de tout genre, notamment les diverses barrières non tarifaires qui entrainent des pertes de temps aux acteurs économiques et aux marchandises et qui occasionnent des coûts additionnels dans la chaine du transport.  Il a ajouté qu’afin de trouver des solutions durables à ces problèmes, les pays de l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL)  avaient engagé des actions concrètes dans le cadre d’un programme régional de facilitation du transport et du transit routier sur le corridor. Ces actions, d’après le commissaire, se traduisent, entre autres, par la facilitation des échanges commerciaux, la mise en place de guichets uniques informatisés et opérationnels aux ports des pays membres, la réduction du temps de traversée des frontières par les camions chargés de marchandises et la levée ou la réduction significative du nombre de barrages routiers par pays. M. Essien a souligné que ces  actions ont contribué à améliorer les conditions de travail des acteurs économiques sur le corridor mais, il convient de noter qu’avec la montée du terrorisme dans la région ouest africaine en général et l’apparition de la COVID-19, l’on assiste au durcissement des contrôles de tout genre aux frontières et à certains endroits sur le corridor.

Le commissaire Essien a exhorté les experts et directeurs généraux à œuvrer en apportant chacun, en ce qui le concerne, une contribution significative et efficiente pour la réussite des travaux. Il a exprimé la gratitude du gouvernement togolais à l’endroit du secrétariat général de la ZLECAf pour tous les efforts consentis pour la réussite des travaux.

La secrétaire général de la ZLECAf, Mme Demitta Gyang, dans son mot de bienvenue, a invité les directeurs et experts à mener des concessions tarifaires pour proposer les solutions permettant d’atteindre les objectifs de la ZLECAf. Elle a salué le gouvernement togolais pour la bonne organisation des activités de la rencontre.

C’est depuis le 30 mai 2019, que l’accord de la ZLECAf est entré en vigueur. Sur décision des chefs d’Etats africains, les échanges entre les pays africains sont censés avoir commencé depuis le 1er janvier 2021.

ATOP/KYA/TGB

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