Lacs : le darft de l’accord bipartite de la gestion transfrontière du chenal Gbaga en validation à Aného

Aného, 18 jan. (ATOP) – Un atelier de validation du draft de l’accord bipartite de gestion transfrontière et des fiches descriptives Ramsar du chenal Gbaga (site transfrontalier entre le Bénin et le Togo) s’est ouvert, le lundi 17 janvier à Aného.

Cette rencontre de cinq jours est organisée par le ministère de  l’Environnement et des ressources  forestières dans le cadre de la gestion rationnelle  des zones humides et la lutte contre l’érosion côtière au Togo. Elle a bénéficié du soutien financier et technique de la Banque mondiale à travers le Projet d’investissement de la résilience des zones côtières en  Afrique de l’ouest (WACA Res IP).

L’atelier regroupe des préfets, des maires, des agents de l’administration de l’environnement et  des ressources forestières, la chefferie traditionnelle, des responsables des organisations de la société civile, des ONG, associations et CVD et autres personnalités. Il a pour objectif de présenter le document aux participants en vue de son amendement, amélioration et validation.

Le draft prend en compte, entre autres,  les données, la localisation du site, la biographie, les enjeux du site, les diversités biologiques et les espèces végétales. Il définit également les caractéristiques écologiques du site et les communautés écologiques. Les participants vont suivre également la présentation du processus de finalisation de la proposition d’inscription du chenal Gbaga  comme 5ème  site Ramsar et les enjeux y afférents.

Ouvrant les travaux, le représentant du ministre de l’Environnement et des ressources forestières, Awugnon Comlan a souligné que la gestion durable des écosystèmes partagés est au cœur de la préoccupation de la communauté internationale.

Il a mis en exergue les rôles multiformes et multidimensionnels que jouent les écosystèmes aquatiques notamment les mangroves pour la protection de la nature et le bien-être des communautés locales.

« Conscient des multiples services que rendent les zones humides et dans l’optique de limiter les pressions sur les écosystèmes fragiles, le gouvernement togolais multiplie des initiatives en vue de s’assurer de leur préservation et restauration à travers des mesures politiques appropriées dont la récente est le plan stratégique Togo 2020-2025 assorti d’une feuille de route gouvernementale »,  a-t-il précisé.

L’orateur  a signifié que le processus d’inscription du chenal Gbaga comme 5ème  site Ramsar au Togo est parfaitement en phase avec l’axe 3, ambition 10 et le projet 35 relatif à la protection côtière  et l’extension du couvert forestier. Il  a remercié la Banque mondiale pour son accompagnement.

Auparavant, le préfet des Lacs, Daté Bénissan-Tétévi avait rappelé que le chenal Gbaga est un patrimoine naturel que le Togo et le Bénin ont en commun et qui offre de par la richesse de son écosystème, des services éco systémiques variés aux communautés. « Au regard de cette appréhension, inscrire le chenal Gbaga au site Ramsar, serait une aubaine qui permettrait de définir un plan stratégique de gestion pour garantir une meilleure conservation du site », a déclaré le préfet. Il a exprimé sa gratitude au gouvernement qui ne ménage aucun effort pour développer une politique ambitieuse de l’environnement en rapport avec les nouveaux paradigmes.

Le processus d’inscription du chenal Gbaga comme un site Ramsar transfrontalier  a été lancé en 2016.  Pour y arriver, chaque pays devra inscrire sa portion de cet écosystème sur la liste des sites Ramsar de la convention Ramsar. Une zone humide inscrite comme site Ramsar est une zone d’importance internationale du fait que son écosystème sera connu de partout dans le monde pour mobiliser des ressources en vue de faire face aux divers défis sur les plans socio- économiques, écologiques, culturels, touristiques.

Le Chenal Gbaga est reconnu par l’UNESCO en 2017.  ATOP/DK/BV

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