Kozah/ projet « Faire taire les armes » : les acteurs impliqués dans la mise en œuvre formés à Kara

Kozah/ projet « Faire taire les armes » : les acteurs impliqués dans la mise en œuvre formés à Kara

Kara, 18 sept. (ATOP)-Les acteurs publics et locaux ont été formés, le vendredi 16 septembre à Kara, sur les principes et les aspects de la police de proximité et le concept de l’amnistie des armes. Cette formation s’est déroulée lors d’un atelier de renforcement de capacités organisé par la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic des armes légères et de petit calibre (CNLPAL) dans le cadre du projet de l’Union Africaine « Faire taire les armes ».

Cette rencontre a été soutenue financièrement par le Bureau de désarmement auprès de l’organisation des nations unies (ONUDA) et l’Union africaine (UA), partenaire de mise en œuvre à travers le centre régional sur les armes légères (RECSA). L’objectif est d’amener les acteurs impliqués à contribuer à la réduction de la détention d’armes de manière irrégulière ou illégale par les personnes privées. Il s’est agi d’inciter ces acteurs à s’approprier ce projet et à célébrer le mois de septembre déclaré « Mois d’amnistie africaine pour la remise volontaire d’armes ».

Les participants ont été instruits sur les principes et aspects de la police de proximité, les concepts de l’amnistie, l’éradication de la violence armée et l’éducation à la paix. Ils ont pris connaissance des dangers liés à la prolifération et à la détention illégale des armes et leur impact sur la paix et le développement. Ces acteurs publics et locaux ont été également édifiés sur la régularisation du statut administratif d’armes irrégulièrement détenues sans répression ni sanction et le canevas du suivi/évaluation du projet et l’établissement de la base des données.

Le président de la CNLPAL, le général de division, Kadangha Abalo a souligné qu’une étude réalisée en 2019, par l’UA, a montré qu’au moins 40 millions d’armes légères et de petit cabre seraient en circulation en Afrique dont 90% de celles-ci sont illégalement détenues par des civils. Il a ajouté que ce fléau cause d’énormes conséquences aux Etats à tous les plans et sape leurs efforts d’atteinte de l’objectif d’une Afrique sans conflit, intégrée et prospère.  Le Gal Kadangha a témoigné sa gratitude au chef de l’Etat pour son engagement à lutter contre le phénomène de détention illégale d’armes au Togo et reste persuadé que les acteurs impliqués seront à la hauteur pour contribuer efficacement à faire taire les armes. Il a exhorté les populations à se mobiliser pour remettre volontairement les armes illégales.

Le préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu a remercié la CNLPAL et ses partenaires pour cette initiative visant à arrêter la prolifération des armes au Togo. Il a souligné que le désarmement commence par le mental avant d’inviter les acteurs à adhérer au projet et à sensibiliser les populations pour un changement de comportement afin de garantir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du pays.

Le projet « faire taire les armes » a été lancé en 2017 par l’UA. En 2020, le mois de septembre a été déclaré « Mois de l’Amnistie Africaine » avec pour finalité la remise volontaire des armes illégalement détenues par les civils. Cette initiative a été prolongée jusqu’en 2030.

L’atelier de Kara a été précédé de ceux des régions de la Centrale et des Savanes.  ATOP/TM/TAL

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