Kozah/concours de joute verbale en langues maternelles : le « couple » d’étudiants Mossogbé Georges et Allassani Samata sacré meilleur

Kozah/concours de joute verbale en langues maternelles : le « couple » d’étudiants Mossogbé Georges et Allassani Samata sacré meilleur

Kara, 27 mai (ATOP) – Le « couple » d’étudiants Mossogbé Georges et Allassani Samata parlant le Gourmantché-ma, a été sacré « meilleur couple protagoniste » du concours de joute verbale en langues maternelles sur un sujet  familial organisé le mercredi 25 mai à l’Université de Kara (UK).

Initié par le Club linguistique de l’UK, en partenariat avec l’association Initiative Action pour le Développement (INADEV), ce challenge culturel entre dans le cadre des activités marquant la célébration de la 10ème édition de la semaine de l’étudiant de l’UK. L’objectif est d’encourager les étudiants de cette université à l’usage de leurs langues maternelles afin de s’exprimer plus couramment sans utiliser les mots des langues étrangères telles que le français ou l’anglais.

Au total sept équipes constituées de couples protagonistes représentant sept langues maternelles à savoir : le Gourmantché-ma, le Kabyè, le Tem, l’Ifè, le Nawdoum, le Moba et le N’tcham ont pris part à la compétition. Ils ont jouté sur un thème unique, engageant un débat entre un homme et sa femme au sujet du mariage de leur fille en classe de 3ème, décidé par son père.

Les candidats ont été notés sur différents critères, notamment la maîtrise de la syntaxe, le niveau de vocabulaire et l’aisance orale. La communicabilité des concurrents et leurs aptitudes à convaincre et à séduire ont été également prises en compte.

A la fin des « empoignades verbales », le « couple » Mossogbé Georges et Allassani Samata constituant le « couple Gourmantché-ma » a été retenu comme « meilleur couple protagoniste » du concours. Chacun a reçu un prix symbolique composé de documents et d’une enveloppe financière. Les meilleurs des autres couples protagonistes sont repartis avec des prix d’encouragement.

Le directeur de l’école doctorale, Prof. Kantchoa Laré, linguiste de formation, s’est réjoui de l’engouement des étudiants pour cette initiative qui promeut les langues maternelles tendant à être remplacées par des langues étrangères. « La leçon à retenir à travers ce concours est que nous devons parler nos langues maternelles au risque qu’elles disparaissent car elles constituent notre héritage commun », a-t-il fait savoir. Pour la valorisation des langues maternelles, Prof. Kantchoa a relevé la nécessité pour les chercheurs de se pencher vers la description, la documentation, l’élaboration des dictionnaires et des lexiques, ainsi que la rédaction des proverbes et des comtes en langues locales.

ATOP/BH/BV

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