Kloto :  le document de stratégie nationale de stockage des produits vivriers, de sécurité alimentaire  et nutritionnelle valide a Kpalimé

Kloto : le document de stratégie nationale de stockage des produits vivriers, de sécurité alimentaire et nutritionnelle valide a Kpalimé

Kpalimé, 19 nov. (ATOP) – Le document de stratégie nationale de stockage des produits vivriers, de sécurité alimentaire et nutritionnelle a été validé par les acteurs au terme d’un atelier tenu du 17 au 19 novembre à Kpalimé.

Cet atelier a été organisé par l’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT). Il s’inscrit  dans le cadre de la mise en œuvre de la Réserve Régionale de sécurité Alimentaire (RRSA) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Projet d’Appui au Stockage de Sécurité Alimentaire en Afrique de l’Ouest, (PASSA-AO) financé par l’Union européenne et coordonnée par l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) CEDEAO.

La rencontre a permis de présenter aux différents acteurs, le document de stratégie national de stockage des produits vivriers, de sécurité alimentaire et nutritionnelle  et d’échanger avec les parties prenantes pour sa finalisation en intégrant les observations et amendements des acteurs.

Le document ainsi validé servira de référence dans le développement des actions pour juguler d’éventuelles crises alimentaires. Il prend en compte les trois grandes filières, notamment la filière végétale, la filière halieutique et la filière viande et définit les lignes à travers lesquelles les actions qui doivent être menées pour accélérer la production. Il fait le diagnostic de la politique de stockage, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et retrace également les actions de l’ANSAT au niveau du territoire national et de la CEDEAO. Le document considère également les organes de gestion, de coordination et d’orientation qui ont pour rôle de travailler sur les questions de sécurité alimentaire ; les instruments d’analyse de la sécurité alimentaire, les infrastructures de stockage ; les différents types de stocks de produits végétaux, des produits animaux et de produits halieutiques. Il met en exergue par rubrique, les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces, ce qui permet de dégager des défis opérationnels, des défis de capacités et des défis économiques.

L’analyse de ces défis a permis de dégager certains axes sur lesquels il faut travailler concernant les stockages des produits au niveau des producteurs,  au niveau nationale et au niveau sous régionale. En effet les pays de la CEDEAO sont astreints à fournir 5% de leur réserve nationale à la réserve sous régionale pour des interventions dans un pays membre en cas de crises.

La secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural, Dr. Bali Nêmè Hélène a reconnu l’importance de la constitution des stocks dans la gestion des risques de ruptures d’approvisionnement et de volatilité des prix. Elle a invité les acteurs concernés à adapter leurs instruments aux crises alimentaires au nouveau contexte national marqué par la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) qui vise l’émergence d’une agriculture moderne durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale pour une économie forte inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables.

Le chef Unité Technique de Gestion de la Réserve (UTGR) de la CEDEAO, Dr. Eglé Koffi Emmanuel a rappelé la fonction d’un stock, qui, dit-il, est multiple. Il a ajouté que dans le stock il y a plusieurs enjeux qui permettent le développement de l’agriculture locale ; sécurise les approvisionnements, la paix et la sécurité. Pour lui, il est important pour chaque pays de se doter d’une stratégie nationale de stockage dans la sous-région. Il a souhaité que les actions et stratégies du document ainsi validé soient mises en œuvre.

Le directeur général de l’ANSAT, Col. Agadazi Ouro-Koura a rappelé que la multiplication de différentes crises avec une variabilité de leurs causes risquent de freiner l’élan de la création des réserves régionales de sécurité alimentaire qui a été amorcé depuis 2013 par la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO. Il a salué la mobilisation de cette institution sous régionale pour lever des fonds afin de soutenir ses 15 Etats membres en plus du Tchad et de la Mauritanie et les assister dans l’élaboration de nouveaux instruments de gouvernance de stocks nationaux.

ATOP/AYH/AAA

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