Kloto/ Campagne pour la paix « Togo Peace tour » : débats citoyens sur des sujets qui nourrissent  les crispations et conflits à kpalimé

Kloto/ Campagne pour la paix « Togo Peace tour » : débats citoyens sur des sujets qui nourrissent les crispations et conflits à kpalimé

Kpalimé, 11 sept. (ATOP) – Le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH) en collaboration avec le Conseil Préfectoral de la Jeunesse (CPJ) et la Plateforme des Organisation de la Société Civile (PF.OSC-K) a échangé le jeudi 10 septembre à Kpalimé, avec les habitants sur les sujets qui nourrissent les stéréotypes, les crispations et les conflits dans les communautés.

Cette rencontre a eu pour thème « La violence est-elle toujours la solution ? ». Elle a été marquée par une série de débats citoyens (talk-show) entre des jeunes, des femmes, des leaders d’opinion et des acteurs politiques autour des sujets sociaux et culturels nourrissent les stéréotypes, les crispations et les conflits dans les communautés. Ces assises s’inscrivent dans le cadre d’une campagne pour la paix dénommée « Togo Peace Tour ». Elles ont reçu l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L’intérêt de ces échanges est d’amener les participants à appréhender la culture des débats citoyens comme outil de prévention et de lutte contre les crises sociopolitiques et culturelles. Il est aussi question d’amener les citoyens à s’engager à faire du dialogue, un moyen de préservation de la cohésion sociale même dans un contexte de crise sociopolitique.

Le talk-show a connu quatre étapes. Il y a eu dans un premier temps la présentation du thème, suivi d’un face à face de deux équipes de deux personnes averties et préparées à l’avance représentant des positions adverses. Ces deux équipes ont débattu pendant une heure sur le thème en partageant leurs points de vue et arguments sur la position qu’est la leur. Dans la troisième  partie, la parole a été donnée au public qui s’est exprimé sur le sujet puis donné son avis sur les deux positions défendues lors des échanges et débats précédents. Enfin la parole a été donnée à un expert qui a éclairé le public sur ce que disent les normes et standards sur le plan international comme national sur le sujet objet de discussion et de débat. Celui-ci a ensuite suggéré des pistes et approches de solution sur le problème soulevé conduisant souvent à des situations de violence et de conflits.

Pour le directeur exécutif du CDFDH,  Godwin Etsè, il s’agit d’amener les citoyens à dépassionner les sujets tabous, à se décrisper à en parler et que les langues se délient. « Lorsqu’on sait au moins ce que tout le monde pense, on peut maintenant donner des conseils qu’il faut pour que les gens changent de mentalité et améliorent leur manière de faire », a déclaré M. Etsè.  Il a interpelé les autorités sur la nécessité de faire fonctionner correctement les institutions. Selon lui,  si ces  institutions prennent leur responsabilité, elles pourront prévenir en amont ces différentes crises que connaissent les populations. Il a invité les autorités, les différents acteurs à identifier  ensemble les problèmes de Kpalimé pour qu’ensemble chacun prenne ses responsabilités pour les régler.

Le secrétaire général de la commune Kloto 1, Dogo Tchalla a salué cette initiative qui va dans la droite  ligne des actions du gouvernement et du chef de l’Etat qui multiplie des actions pour préserver la paix dans le pays. Pour lui, sans la paix il n’y aura pas de développement. Il a, à cet effet,  invité chaque citoyen à cultiver autour de lui des vertus de paix, gage de tout développement.

Pour le directeur exécutif de la plateforme des OSC de Kloto, Adabra Komlan Anani, dans la commune Kloto 1, les autorités font de leur mieux pour préserver la paix. Il a  rappelé l’existence de plusieurs comités de lutte contre la violence et d’un cadre permanent de dialogue entre plusieurs acteurs qui se retrouvent de temps en temps pour identifier les problèmes susceptibles de créer des situations de violences ou de conflits et cherchent des stratégies et actions pour prévenir ou gérer ces conflits.

Cette activité a été suivie dans l’après-midi d’une conférence publique sur les opportunités des citoyens d’avoir droit à un environnement sain. Il a été question pour les orateurs d’amener les OSC à se préoccuper de la protection de l’environnement, parce que selon eux, la qualité de la vie dépend de la qualité de l’environnement dans lequel les citoyens vivent.  ATOP/AYH/MG

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