Convention sur l’interdiction des armes chimiques : des étudiants sensibilisés sur le double usage des produits chimiques

Convention sur l’interdiction des armes chimiques : des étudiants sensibilisés sur le double usage des produits chimiques

Lomé, 29 avr. (ATOP) – L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo) a célébré la journée anniversaire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) à travers une conférence-débat, le vendredi 29 avril à l’Université de Lomé (UL).

Cette conférence au profit des étudiants du département de la Chimie et de l’Ecole supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) de l’UL vise à promouvoir la philosophie de la science au service de la paix, notamment l’utilisation des produits chimiques à des fins de développement socioéconomiques des Etats. Spécifiquement, cette activité a permis d’informer ces étudiants de l’existence de la CIAC, de les sensibiliser sur les différents risques et menaces chimiques, d’échanger avec eux sur les bonnes utilisations des produits chimiques et de renforcer la collaboration entre les étudiants du département de la Chimie et l’ANIAC-Togo.

Un traité important dans le domaine du désarmement et de la sécurité

Les étudiants ainsi que des représentants des unités industrielles et d’autres acteurs du secteur ont suivi un exposé sur la « Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction ». Ce thème  a été développé par le secrétaire permanent de l’ANIAC-Togo, Dr Ninkabou Tchein.

L’exposé a porté sur trois points, notamment l’aperçu historique de l’utilisation des armes chimiques ; la CIAC, structure et fonctionnement ; la lutte contre les risques et les menaces chimiques. Il a défini l’arme chimique comme tout produit chimique utilisé pour provoquer la mort ou d’autres dommages par son action chimique. L’orateur a relevé que d’après les chiffres de l’OMS, plus de 25% de la charge mondiale de morbidité serait liée à l’exposition aux produits chimiques. Pour Dr Ninkabou, ce traité important dans le domaine du désarmement et de la sécurité, dont le Togo est Etat partie depuis le 29 avril 1997, est composée d’un préambule, de 24 articles et de trois annexes.

Le mauvais usage des produits chimiques, une menace pour la santé

Le choix de l’Université de Lomé pour abriter cet évènement, d’après la 2ème vice-président de l’institution, Mme Kafui Kpegba, illustre de la franche collaboration entre les deux organisations dans le cadre de la promotion de l’utilisation des produits chimiques à des fins de développement des populations. Elle a relevé que les produits chimiques font partie du quotidien des populations et un mauvais usage de ces produits constitue un problème et une menace pour la santé humaine et l’environnement. Pour Mme Kpegba, cette célébration rappelle les risques et les menaces des produits chimiques pour le monde de la recherche. Elle a lancé un appel à une adhésion totale à la philosophie de la science au service de la paix.

« La menace chimique est réelle de nos jours et la convention est une occasion pour la communauté internationale de célébrer la victoire contre l’utilisation des armes chimiques », a indiqué le président de l’ANIAC-Togo, Hunlede Amah. « Aujourd’hui, 29 avril, date de commémoration de cet anniversaire, nous avons voulu la célébrer à l’Université, un cadre d’éducation et temple du savoir pour sensibiliser les étudiants sur le double usage de ces produits chimiques », a dit le président. « Les produits chimiques ont une double face, quand le produit n’est pas utilisé dans son cadre approprié, il devient une arme chimique et si l’étudiant ou le manipulant ne sait pas le type de produit qu’il obtient à la fin et s’il n’arrive pas à le maitriser, à la longue ce produit peut devenir dangereux pour lui et son environnement », a expliqué M. Hunlede. Il a ajouté qu’il est important d’édifier les étudiants pour les prévenir sur les actions néfastes que ces produits chimiques pourraient engendrés et les sensibiliser pour qu’ils comprennent que ces produits chimiques ne doivent pas être utilisés à des fins malveillantes mais à des fins pacifiques.

En prélude à la conférence, une caravane a sillonné les grandes artères de l’UL. Elle a permis de sensibiliser le monde universitaire sur les armes chimiques.

ATOP/AJA/MEK

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