Agoe-nyive/ Bonnes pratiques d’hygiène et de préparation des carcasses de petits ruminants : des abatteurs et bouchers renforcement leurs capacités

Agoè-Nyivé, 13 janv. (ATOP) – L’Office National des Abattoirs et Frigorifiques (ONAF) en collaboration avec Vétérinaires Sans Frontières Suisse (VSF-Suisse), a formé une quarantaine de bouchers et abatteurs de petits ruminants dans les aires d’abattage d’Agoè-Zongo et Gbossimé, sur les bonnes pratiques d’hygiènes lors de la préparation des carcasses d’animaux.

Cette formation s’inscrit         dans le cadre du projet « Sécurité alimentaire à base de viande issue de l’entrepreneuriat social (SALVES) », porté par VSF-Suisse et financé par des cantons et Fondations suisses. Elle vise à améliorer l’offre de viande de meilleure qualité pour les consommateurs à Lomé. L’équipe de formateurs est composée de vétérinaires et de spécialistes des procédés agro-alimentaires.

Les spécialistes ont donné une session de formation théorique avant d’aborder la phase pratique avec des démonstrations à l’abattoir de Zongo. Les principaux modules abordés concernent les propretés des aires d’abattage, du matériel d’abattage et du personnel (bouchers-abatteurs) ; les bonnes pratiques d’hygiène lors de la saignée, de l’éviscération, du lavage de la carcasse et l’identification des sources de contamination de la carcasse.

Le directeur pays de VSF-Suisse Dr. Hallow Geraud, a expliqué que le projet SALVES a pour objectif de permettre aux consommateurs à Lomé et au Togo d’avoir de la viande de très bonne qualité dans leur plat. Il s’agit d’après lui, d’accompagner les bouchers et les commerçants de viandes pour qu’ils améliorent la qualité des produits qu’ils mettent sur le marché.

Le formateur Dr. André Bédéké Labou, vétérinaire inspecteur à la direction de l’Elevage a expliqué que cette séance de formation vient en appui aux bouchers et aux aides bouchers et a pour objectif de renforcer leurs pratiques quotidiennes, depuis le choix des animaux, jusqu’à la préparation de la carcasse pour le consommateur, en passant par leur contention jusqu’à l’abattoir et leur amené pour la saignée. A chaque étape « nous avons essayé de les sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiènes, quelles précautions ils doivent prendre pour que la viande qui doit sortir de la manipulation soit une viande hygiénique propre à la consommation humaine », a déclaré le vétérinaire.

Les abatteurs-bouchers ont sollicité du matériel et des appareils pour bien mettre en pratique la formation reçue. Il s’agit des appareils souffleurs pour faire l’habillage des animaux égorgés, des plans relevés pour poser les animaux après abattage et des tabliers à multiples poches pour éviter de mettre les couteaux à même le sol.

Le projet a démarré en janvier 2020 et se termine en décembre 2022. Outre la formation des bouchers, ce projet appui près de 800 petits agro-éleveurs de petits ruminants dans les préfectures de Blitta, Haho et Ogou et une centaine de commerçants de rue manipulateurs de viandes de petits ruminants (rôtisseurs, foufou-bar) à Lomé.

ATOP/KYA/OAF

A lire aussi