3eme examen périodique universel du Togo : les OSC et la CNDH préparent leur plaidoyer stratégique

3eme examen périodique universel du Togo : les OSC et la CNDH préparent leur plaidoyer stratégique

Lomé, 24 nov. (ATOP) – Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a initié, les 23 et 24 novembre à Lomé, un atelier sur le plaidoyer stratégique des Organisations de la société civile (OSC) et de la CNDH dans le cadre des préparatifs de l’examen et la pré-session nationale du 3e Examen périodique universel (EPU) du Togo.

Cette session a été organisée en partenariat avec la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), avec l’appui technique et financier de l’UPR Info. Elle a permis d’informer les participants des points d’entrées des OSC et de la CNDH dans le mécanisme de l’EPU avant Examen le 24 janvier 2022, notamment les Pré-sessions à Lomé et Genève ainsi que du processus de formulation des recommandations par les Etats examinateurs. Cette session a également permis de renseigner les participants du format de la pré-session nationale (à Lomé) ; des bonnes pratiques en matière de plaidoyer avant l’examen et de la structure des déclarations orales à la pré-session. C’était aussi l’occasion d’éclairer les acteurs sur le développement des fiches de plaidoyer (rappel et formule SMART Spécifique, mesurable, acceptable, réaliste et temporellement défini) pour la formulation des recommandations.

La vice-présidente du CACIT, Mme Amémassor Ami a expliqué que le Togo sera examiné dans le cadre du troisième cycle de cet examen périodique. Elle a précisé que pour les OSC et la CNDH, la période avant l’examen constitue une opportunité de mettre en avant les progrès et les lacunes dans la mise en œuvre des recommandations formulées au Togo lors du deuxième cycle en 2016 et de proposer des recommandations lors de ce troisième cycle de l’EPU.

« La pré-session de l’EPU constitue une occasion d’échanges entre les OSC, la CNDH et les ambassades résidentes au Togo. Ce processus intervient à deux mois de l’examen du Togo. Durant ledit examen, les Etats examinateurs préparent les recommandations qu’ils formuleront à l’Etat examiné. Pour formuler leurs recommandations, ils ont besoin d’informations sur la situation des droits humains dans le pays, et l’ambassade de l’Etat examinateur dans l’Etat examiné est donc souvent consultée », a souligné Mme Amémassor. Aussi, cette rencontre, a-t-elle été organisée afin de permettre aux OSC et à la CNDH de mener un plaidoyer directement auprès des ambassades résidentes sur des questions prioritaires en matière des droits humains et d’influencer les recommandations qui seront faites lors de l’examen de l’Etat et aux ambassades résidentes de recevoir des informations de première main sur un large éventail de questions relatives aux droits humains dans l’Etat examiné.

La vice-présidente de la CNDH, Mme Afi Atitso a rappelé ce qu’est le mécanisme de l’EPU dont la finalité est de permettre l’amélioration de la situation des droits de l’Homme sur le terrain. Elle a relevé l’importance des pré-sessions dont l’objectif final est de s’assurer que les recommandations faites lors de l’examen d’un pays sont précises et cohérentes vis-à-vis de la situation dans les pays.

Pour  la directrice du programme suivi pays de UPR Info, Nargiz Arupova, c’est grâce à l’engagement de toutes les parties prenantes, qu’il s’agisse d’acteurs étatiques ou non, que l’EPU continue à avoir un impact réel sur le terrain. Elle a fait savoir que la mission de l’UPR Info est d’améliorer la situation des droits humains sur le terrain via ce mécanisme. « UPR info soutient toutes les parties prenantes dans cet engagement. Au Togo, cet engagement a débuté cette année et continuera tout au long du 3ème cycle », a-t-elle conclu.

L’examen périodique universel est une innovation importante du Conseil des droits de l’Homme qui repose sur le principe d’égalité de traitement de tous les pays. Il donne à tous les États l’occasion de déclarer les mesures qu’ils ont prises pour améliorer la situation des droits humains dans leur pays et pour surmonter les obstacles à l’exercice de ces droits.

La pré-session nationale du 3e Examen EPU se poursuivra le 25 novembre avec les diplomates et le 26 novembre, il y aura une session d’informations sur l’EPU à l’intention des parlementaires.

ATOP/TD/DHK

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