Société/ Pour une justice de genre au Togo: la plateforme de « champions masculins » installée

Société/ Pour une justice de genre au Togo: la plateforme de « champions masculins » installée

Lomé, 24 juil. (ATOP) – La branche nationale de la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA), une organisation œcuménique continental a installé, le samedi 24 juillet à Lomé au cours d’un atelier, la plateforme de champions masculins pour la justice de genre au Togo.

L’atelier a rassemblé une cinquantaine d’acteurs des ministères clés, des communautés religieuses et des représentants de la société civile. Les travaux ont permis de mettre en place une plateforme de champions masculins pour la justice de genre au Togo afin d’accélérer les actions contre toutes les formes de Violences basées sur le genre (VBG) affectant de manière disproportionnée les femmes et les filles pendant et après la pandémie de la Covid-19.
Deux communications relatives au « contexte actuel lié à la problématique du genre, dans le monde, en Afrique et dans le monde » et au  « rôle de l’église pour la justice liée au genre » ont meublé les travaux. En dehors de l’installation des « hommes champions», les participants ont formulé des recommandations et proposé des messages clés qui pourront être utilisés dans le cadre d’une campagne sur la justice de genre.
La plateforme installée, regroupe 10 membres de différentes églises pour une durée d’an. Elle est dirigée par des hommes champions au Togo identifiés par la CETA notamment le Rév pasteur Emmanuel Ajavon, responsable d’église assisté d’un laïc, Gérard Atohoun, secrétaire général de l’Union chrétienne de jeunes gens (UCJG). Ils sont chargés de conduire tout le processus amenant à l’élaboration d’un plaidoyer efficace en vue de renforcer la justice basée sur le genre dans le pays.
La mise en place de cette plateforme intervient au moment où l’on observe une augmentation de la violence domestique et des abus sexuels sur les enfants. Dans un récent rapport, le Fonds des Nations Unis pour la Population (UNFPA) a estimé que 13 millions de filles pourraient être contraintes au mariage des enfants et deux millions d’autres pourraient subir des Mutilations génitales féminines (MGF) au cours de la prochaine décennie.

Des « champions masculins », des ambassadeurs

La mission des membres de la plateforme de champions masculins pour la justice de genre au Togo est prioritairement de mener des activités et de faire des plaidoyers pour le renforcement du concept de genre dans l’Eglise et la société. Dans un message de félicitation envoyée depuis Addis-Abeba, la directrice chargée du genre et des femmes à la CETA, Rev. Dr. Lydia Mwaniki a invité les champions masculins à devenir des ambassadeurs. « En tant que champion masculin de la CETA pour la justice de genre, vous êtes maintenant devenus des ambassadeurs. Il est espéré que vous soyez un modèle dans l’amélioration de la justice de genre dès le niveau de la famille ;  recherchez des occasions de s’exprimer et de faire le plaidoyer pour la nécessité de promouvoir et de protéger les droits des femmes, notamment les veuves, les hommes, les garçons et les filles», a précisé Rev. Dr. Mwaniki.
« Vous avez été nommé Champions masculins pour la justice de genre dans une période difficile où nous avons assisté à une augmentation de la violence domestique, de la violence sexuelle basée sur le genre (VSBG), en particulier des abus sexuels sur les enfants et de nombreuses autres formes de violence liées à la pandémie de la Covid-19 », a rappelé la coordinatrice régionale pour l’Afrique de l’ouest et Centrale, Rév. Angèle Wilson-Dogbé. Tout en vous souhaitant plein succès dans cet engagement combien louable que vous prenez, dit-elle, « nous prions que le Seigneur soit votre soutien et qu’il vous aide à œuvrer pour la gloire de son nom et pour l’épanouissement de ses enfants dans notre pays ».

La plateforme de champions masculins, un projet continental

Cette plateforme de champions masculins est un projet de la CETA qui vise fondamentalement à accélérer l’activisme des hommes pour la justice de genre dans les pays pilotes. En 2020, les plateformes ont été créées au Nigeria, au Malawi et en Ouganda. En 2021, en dehors du Togo, d’autres plateformes ont été installées au Cameroun et en RDC.
ATOP/AJA/DHK

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