Le parlement autorise l’adhésion du Togo à la convention sur l’eau et la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière

Le parlement autorise l’adhésion du Togo à la convention sur l’eau et la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière

Lomé, 12 mai (ATOP) – Les députés ont autorisé, le mardi 11 mai à Lomé, l’adhésion du Togo à la convention des nations unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux et la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière.

C’était lors de la 8ème séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2021. Les travaux ont été dirigés par la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsègan en présence du ministre de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, Bolidja Tiem et celui des Transports routiers, Ferroviaire et Aérien, Affoh Atcha-Dédji.

La charte africaine sur la sécurité routière a été adoptée le 31 janvier 2016 dans le souci d’améliorer la gestion des questions liées à la circulation routière en Afrique et de réduire davantage les accidents mortels sur les routes. Elle vise à confirmer et à compléter les textes nationaux existants en matière de sécurité routière.

En ratifiant cette charte, le Togo s’engage à renforcer et à mettre en œuvre des stratégies efficaces en matière de sécurité routière. Cela permettra, par ailleurs au pays, de bénéficier de l’appui des organismes institutionnels opérant dans ce domaine. Par cette ratification, il s’agira pour  le pays,  à terme, de réduire substantiellement l’insécurité routière dont les conséquences sont de réels freins à la croissance économique et au développement.

La convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, quant à elle, a été adoptée le 18 mars 1992 à Helsinki en Finlande et est entrée en vigueur le 6 octobre 1996.  Elle vise à protéger et à garantir la quantité, la qualité et l’utilisation durable des eaux transfrontières. Ladite convention a pour principes fondamentaux l’utilisation non dommageable, équitable et raisonnable des eaux par les Etats membres, ainsi qu’une coopération efficace entre ces derniers. La convention apparaît donc comme un instrument de paix et de stabilité pour les nations ayant des cours d’eau en partage.

La présidente du parlement a relevé l’intérêt pour le Togo d’adhérer à la convention sur l’eau et de ratifier la charte africaine sur la sécurité routière.

 Mme Tsègan a salué les efforts du gouvernement visant à doter le pays d’un arsenal juridique et institutionnel, en vue de prévenir, maîtriser et réduire tout impact transfrontière en matière d’eau ainsi que l’amélioration de la sécurité routière.

Le ministre Atcha-Dedji a remercié les députés pour avoir autorisé l’adhésion du Togo à la convention sur l’eau et la ratification de la charte africaine sur la sécurité routière. Il a laissé entendre que la ratification de la charte sur la sécurité routière viendra allonger la série des conventions et codes relatifs aux transports routiers, aériens et ferroviaires, dont le Togo s’est doté ces dernières années, dans le but de renforcer son arsenal juridique pour faire de notre pays, un Etat émergent dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Le ministre Tiem a confié que le Togo partage la plus grande partie de ses ressources en eau avec d’autres pays, notamment le Burkina Faso, le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Nigéria. Il a précisé qu’avec cette autorisation du parlement, le Togo deviendra le 5ème pays à adhérer à la convention au niveau de la zone Afrique, après le Tchad, le Sénégal, le Ghana et la Guinée Bissau. ATOP/OAF/AR

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