Kloto: lancement du projet d’atténuation des risques épidémiques de la covid-19 dans Kloto 1

Kloto: lancement du projet d’atténuation des risques épidémiques de la covid-19 dans Kloto 1

Kpalimé, 14 sept. (ATOP) – Le projet d’Atténuation des Risques Epidémiques de la Covid-19 dans la commune Kloto 1 (AREK) a été lancé au terme d’une cérémonie de présentation présidée par le maire de la localité, le vendredi 11 septembre à Kpalimé.

Inscrit dans le cadre du contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Coronavirus (Covid-19), ce projet vise à apporter une solution aux manques de points publics d’accès à l’eau potable, obligeant la population à s’attrouper autour des bornes fontaines les plus proches. Une situation qui constitue une source éventuelle de contamination et de propagation de la Covid-19.

La cérémonie a permis de présenter le projet AREK aux autorités administratives de Kloto 1 et aux acteurs impliqué dans sa mise en œuvre. L’objectif est de leur permettre de s’approprier les grandes lignes du projet afin de mieux l’exécuter et de les informer de leurs rôles et responsabilités dans son exécution.

D’un coût total de 78.800 euros soit 51.689.412F CFA, ce projet AREK, qui sera exécuté sur une période de 6 mois est financé par les partenaires du Fonds de Solidarité et de Développement Durable pour l’Eau (Fonds Eau) de la métropole de Lyon, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse et eau du Grand Lyon. Il est mis en œuvre par l’association Experts Solidaires et l’ONG Pionniers en Action pour le Développement Intégré à l’Environnement (PADIE) et Conseils Gestion Appui aux Territoires/Initiatives des Collectivités pour la Bonne gouvernance (CONGAT/ICB) en appui à la commune Kloto 1.

Ce projet contribuera, entre autres, à prévenir et limiter les infections liées à la Covid-19 dans la ville de Kpalimé, en améliorant l’accès à l’eau potable des populations vulnérables et leurs connaissances sur les mesures barrières ; la formation et l’accès aux vendeurs des marchés et aux usagers à des dispositifs de lavage de mains, la revente de l’eau à un prix réglementé de 500 FCFA/m3.

Les travaux de projet sont, entre autres, l’extension du réseau d’eau potable sur 1000 mètres ; la construction de quatre bornes fontaines publiques ; la création de 50 branchements subventionnés pour des acteurs sociaux à faible revenu, les ménages des femmes et ceux éloignés des bornes fontaines ; l’aménagement de dispositifs de lavage des mains aux bornes fontaines ainsi que pour les commerçants du marché.

Ainsi, 30.000 usagers des bornes fontaines auront accès à l’eau au tarif réglementé et aux actions de sensibilisation de proximité ; 800 ménages d’environ 5000 personnes auront un point d’eau potable à moins de 200 mètres grâce aux quatre nouvelles bornes fontaines. 3000 opérateurs économiques installés dans les deux marchés de Kpalimé se laveront les mains et profiteront des actions de sensibilisation de proximité ainsi que 50.000 habitants de la commune Kloto 1 notamment les usagers des bornes fontaines publiques et des branchements privés bénéficieront des actions de sensibilisation de masse de proximité.

Pour les perspectives et la durabilité du projet, la commune Kloto 1 a en charge les actions d’eau et assainissement, pendant que les actions de sensibilisation se feront en lien avec ses élus et son personnel.

Après le projet, la commune Kloto 1 disposera des outils et matériels pour continuer les actions. Elle a aussi la responsabilité des bornes fontaines et de la régulation du prix de l’eau aux bornes fontaines. La Togolaise des Eaux qui a en charge la gestion du réseau, travaillera avec la commune pour la fourniture d’un bon niveau de service et faire respecter le tarif régulé.

A l’occasion, le maire de Kloto 1, Winny Yawo Dogbatsè a salué ce projet qui permettra non seulement de lutter contre la propagation de la pandémie de Coronavirus, mais fournira davantage d’eau aux ménages et permettra à la mairie de renflouer sa caisse.

Justifiant le projet, le directeur exécutif de Groupe solidaire des associations CONGAT/ICB et coordonnateur local du projet AREK, Emile Afeleke Atigaku a souligné que Kpalimé étant une ville carrefour commercial régional, elle accueille chaque jour de nombreux vendeurs et acheteurs venus des villages voisins et des pays frontaliers. Ce qui fait d’elle, dit-il, un centre de propagation potentielle de la Covid-19.

La rencontre a regroupé les conseillers municipaux, les services communaux, les OSC, les services techniques déconcentrés de l’Etat, les CDQ, la chefferie, les fontainiers bénéficiaires des branchements sociaux privés, les usagers des marchés et les médias.

ATOP/AYH/OAF

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