Haho/ Campagne pour la paix « Togo Peace Tour » : le CDFDH en guerre contre les violences sexistes  et sexuelles

Haho/ Campagne pour la paix « Togo Peace Tour » : le CDFDH en guerre contre les violences sexistes et sexuelles

Notsè, 16 sept. (ATOP) – Le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH), en collaboration avec le Conseil Préfectoral de la Jeunesse de Haho (CPJ-Haho), a organisé, le mardi 15 septembre à Notsè, dans la commune Haho 1, une table ronde sur le thème « Les violences sexistes et sexuelles, le « non » de la femme veut-il dire « oui » ? ».

Cette activité a été initiée dans le cadre du projet « Renforcement des capacités nationales et communautaires de prévention des conflits et violences et la protection des droits de l’Homme ». Elle s’inscrit dans la campagne pour la paix dénommée « Togo Peace Tour » financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

La table ronde a regroupé des autorités locales, des personnes ressources, des représentants  des syndicats, des organisations de jeunes et de femmes, ceux des organisations de la société civile et des partis politiques de la préfecture de Haho. L’objectif est de permettre aux participants d’appréhender la culture des débats citoyens comme outil de prévention et de lutte contre les crises sociopolitiques et culturelles.

La table ronde a consisté en une série de débats citoyens sur plusieurs thématiques. Ces thématiques sont en lien avec les droits de l’Homme, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la cohésion sociale, la prévention et gestion des conflits, la préservation de la paix, entre autres. Ces discussions ont eu lieu sous la conduite d’un animateur. Elles se sont déroulées sous la forme de débats ponctués par les avis d’experts invités pour la circonstance.

Le préfet de Haho, Tchangani Awo, ouvrant les travaux, a salué l’initiative du CDFDH qui permet de créer des cadres de débats et d’échanges entre les divers acteurs de la société, afin de rendre davantage inclusives, les réponses apportées aux populations et de recueillir leurs impressions et préoccupations sur les sujets mettant à mal la cohésion sociale et la préservation de la paix. Il a condamné le recours à la violence comme mode d’expression conjugale car, cela illustre l’absence ou la rupture des cadres de discussions et de débats entre citoyens d’abord et entre citoyens et acteurs sociopolitiques ensuite.

Le représentant du pouvoir central a invité les participants à déterminer avec lucidité les problèmes qui se posent lors des situations de violences et de conflits documentées au Togo, ce qui permettrait de rechercher les vraies solutions pour la cohésion sociale et la préservation de la paix. Il a aussi relevé la nécessité d’un relais de l’information dans nos corporations et ménages avec pour finalité la culture de la paix.

Le coordonnateur des programmes au CDFDH, Paul Etsè Afala a présenté sa structure qui œuvre dans le domaine de promotion et de la protection des droits de l’Homme. Il a souligné que le Togo s’est engagé dans un ambitieux plan national de développement à l’horizon 2022, en vue de rebâtir les fondements de la cohésion sociale. Pour lui,  le but ultime de cet engagement est de consolider et pérenniser les structures démocratiques. A ses dires, le dialogue social et interculturel est un puissant outil de prévention et de lutte contre les crises et les conflits. ATOP/HK/AR

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