Dissémination du rapport  EPCCT  au profit de la société et des organes de contrôle et de régulation

Dissémination du rapport EPCCT au profit de la société et des organes de contrôle et de régulation

Lomé, 17 déc. (ATOP) – Un atelier de dissémination du rapport de l’Etude sur la perception et le coût de la corruption au Togo (EPCCT) se tient, du 16 au 18 décembre à Lomé.

Cette rencontre est à l’actif de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte Contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Elle rassemble les membres des organes de  contrôle et de régulation, les délégués des organisations de la Société Civile et du secteur privé, des représentants des ministères et institutions de la République et les acteurs judiciaires.

L’objet est de partager avec les participants, le contenu du rapport de l’étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo.

Le rapport de ladite étude porte essentiellement sur les principales causes de la corruption au Togo, les personnalités politiques et les agents publics les plus exposés, les secteurs les plus vulnérables au fléau ainsi que le coût de la petite corruption.

Selon des techniciens, la corruption est l’abus d’un pouvoir reçu pour l’enrichissement illicite et ses causes sont, entre autres, le salaire bas, la mauvaise conscience, la cupidité, l’impunité et le faible revenu.

Pour le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao,  l’étude procède de la Convention n° 00939/2019 conclue entre son institution  et l’Institut national des études économiques et démographiques (INSEED). Son approbation est intervenue  le 30 octobre 2019 par le ministère de l’Economie et des Finances, conformément à la règlementation des marchés publics. Cette démarche a été conjointement financée par la HAPLUCIA et le  Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 80.984.400 FCFA. Il a rappelé que ce rapport a été validé lors d’un  atelier technique organisé le 6 août 2020 et mis à la disposition de l’exécutif avant sa  dissémination  en novembre dernier dans les chefs-lieux des cinq régions économiques  du Togo.

M.Wiyao a confié que ce rapport peut être utilisé dans tous les programmes de développement et dans les stratégies de lutte contre la corruption. Il a à cet effet, distribué des exemplaires dudit document aux participants afin qu’ils puissent les exploiter à toute fin utile. Ces supports d’informations constituent, d’après lui, un cadre de référence à l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées qui sera l’activité principale de la HAPLUCIA en 2021. « Nous ambitionnons ainsi d’asseoir la lutte contre le fléau de la corruption au Togo sur les standards internationaux, tels qu’ils sont contenus dans les instruments juridiques que notre pays a régulièrement signés et ratifiés, à savoir le Protocole de la CEDEAO, la Convention de l’Union Africaine et celle des Nations Unies sur la lutte contre la corruption » a-t-il indiqué. Cette procédure permettra au Togo d’avoir une crédibilité auprès des agences de perception de la corruption les plus exigeantes comme Transparency International et Afrobaromètre rendant ainsi le Togo plus attractif aux investisseurs nationaux et étrangers, a ajouté M. Wiyao.

ATOP/TJ/SAS

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