Bassar : l’ancien Chef de l’Etat par  Interim  El-hadj  Abass Bonfo conduit à sa dernière demeure à Kabou.

Bassar : l’ancien Chef de l’Etat par Interim El-hadj Abass Bonfo conduit à sa dernière demeure à Kabou.

Bassar, 09 juillet (ATOP)- Décédé le 29 juin, l’ancien  chef de l’Etat par intérim et ancien président de l’Assemblée Nationale, El-Hadj Abass Bonfoh a été conduit à sa dernière demeure le jeudi 08 juillet à Kabou, son village natal, situé à 434 km au nord-ouest de Lomé.

Les obsèques se sont déroulées en présence du Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé. Etaient également présents des membres du gouvernement, des députés, des présidents des institutions  de la république et de plusieurs autres personnalités civiles  et militaires.

La cérémonie s’est déroulée dans un climat de tristesse et d’émotion, au stade de Kabou, construit par le défunt lui-même et baptisé «Amitié Faure-Abass ».

Occasion pour le peuple Bassar et ses environs de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu qui a mis le plus important de son temps à servir aussi bien la population locale que celle de tout le pays.

L’hymne national, le dépôt de la gerbe de fleurs  et le recueillement du Chef de l’Etat, suivis de la sonnerie aux morts ont été les temps forts de cet événement empreint de douleur et d’émotion.

Deux allocutions ont été prononcées pour  témoigner la reconnaissance du peuple Bassar à El-Hadj Abass Bonfoh pour ses différentes actions en faveur du pays, de la préfecture de Bassar et du parti politique Union pour la République (UNIR).

D’abord celle de la famille éplorée prononcée par le Col  Bonfoh Bouaïma. Celui-ci  a retracé  la vie familiale de l’illustre disparu. De ce témoignage de la famille, on retient que Abass comme on l’appelle, a été un homme de destin. Surnommé à sa naissance « Gomina » (président en Bassar) par son feu père Bonfoh Bassabi, chef du canton de Kabou de 1943  à 1973, l’ancien président par intérim, né le 23 novembre 1948, a fait  ses études primaires et secondaires à Kabou et  à Sokodé. Mordu du sport, il s’inscrit à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports d’ Abidjan en Côte d’ Ivoire.  Après sa formation, il enseigne pour quelques années le sport au CEG de Kodjoviakopé à Lomé puis s’envole pour la France. Là il entre à l’Institut National de l’Administration Scolaire de Paris.

De retour, il est nommé directeur régional de la planification de l’éducation à Kpalimé puis à Kara jusqu’en 199 où il est élu député.

Le sors lui conduira à la première vice- présidence de l’assemblée nationale puis à la présidence de la représentation nationale, lui portant à la tête de l’Etat au décès du père de la nation, feu Général Gnassingbé Eyadéma en 2005.

La vie politique de l’illustre disparu a été présenté par le professeur Charles Kondi Agba, président du conseil des sages du parti au pouvoir Union pour la République (UNIR), formation politique du disparu. Pour lui, Abass Bonfoh a été un grand militant du parti qu’il a servi avec abnégation et  loyauté. Ce militantisme a bien commencé avec les luttes politiques d’avant les indépendances, période au cours de laquelle il a exprimé sa vision face aux valeurs auxquelles il est attaché. « C’est cette période qui permet de reconnaitre ce que Abass Bonfoh a été et a fait d’abord pour le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et plus tard pour UNIR », a dit le prof. Charles Kondi Agba.

L’ancien président dont  le parti  reconnait les valeurs, la fidélité aux principes et à l’engagement se retirera dans son village natal de Kabou avant que le Seigneur ne décide de son sort le 29 juin dernier dans sa 73è année alors que la veille, il a exercé des activités champêtres dans ses fermes.

A son arrivée au stade de Kabou, le Chef de l’Etat a eu droit aux honneurs militaires d’un détachement militaire placé sous les ordres du Lt Col. Kombaté Latiémbé.

ATOP/SKP/TF

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