Assemblée  Nationale :  les députés autorisent  la cession de tout ou partie de la participation de l’état dans le capital de la NSCT

Assemblée Nationale : les députés autorisent la cession de tout ou partie de la participation de l’état dans le capital de la NSCT

 

Cette séance qui clôture la première session ordinaire, a été présidée par la présidente de ladite institution, Mme Tségan Yawa Djigbodi en présence des ministres, des Droits de l’Homme chargé des Institutions de la République, Christian Trimua ; de l’Economie et des Finances, Sani Yaya et de l’Agriculture, de la Production animale et Halieutique, Koutera Bataka.

La volonté de l’Etat de céder tout ou partie de ses actions dans le capital social de la NSCT répond au souci du gouvernement de trouver un partenaire stratégique de renom, disposant de l’expertise nécessaire, susceptible de contribuer, dans le domaine de l’Agro-industrie, à l’atteinte des objectifs de l’axe 2 du Plan national de développement (PND 2018-2022), notamment en ce qui concerne le secteur cotonnier. En effet, la mise en œuvre de l’axe 2 du PND, exige d’une part, le développement des pôles de transformation agricole selon l’approche chaînes de valeur et l’augmentation de manière substantielle des revenus des producteurs ainsi que la création massive d’emplois le long des chaînes de valeur au niveau du service conseil, des usines, des parcs logistiques et de transport d’autre part.

L’adoption de ce projet de loi permettra à l’Etat de rentrer en négociation avec le groupe OLAM, un acteur majeur de renom international qui intervient depuis quelques années dans certains pays africains et dans la sous-région et qui a  développé des approches dont les résultats sont probants, en vue de lui céder tout ou partie de sa participation dans le capital de la NSCT. Selon l’exposé des motifs, la présente loi est composée de trois articles. L’article premier autorise la cession au secteur privé de tout ou partie des actions détenues par l’État dans le capital social de la NSCT. Le second article abroge les dispositions antérieures contraires et le troisième parle de l’exécution de la présente loi comme loi de l’État.        

Pour la présidente de l’Assemblée nationale, « Nous devons donc tous ensemble, travailler à la création des conditions d’une transformation totale ou partielle de nos produits agricoles, afin de tirer profit de leur valeur ajoutée ». Conscient de la problématique de l’emploi des jeunes et de la réduction de la pauvreté dans le pays, dit-elle, l’Assemblée nationale vient d’autoriser la cession de tout ou partie de la participation de l’Etat dans le capital de la NSCT.

Mme Tségan a aussi saisi l’occasion pour clôturer à l’issue des travaux, conformément à l’article 55 de la Constitution de la IVe République, la première session ordinaire de l’année 2020, ouverte le mardi 3 mars dernier. Faisant le bilan de cette session, la présidente a évoqué la crise sanitaire que traverse le monde et qui, de par sa nature, sa complexité et son ampleur, a amené les dirigeants de toutes les nations à prendre des mesures drastiques non seulement de prévention, mais aussi de prise en compte des cas de contamination à la COVID-19.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, par ce vote, les députés viennent de donner au gouvernement un instrument juridique déterminant pour développer le secteur agricole et poursuivre ainsi sa politique de développement économique et social. Il a ajouté que l’Etat préservera et protégera les intérêts des acteurs à la base que sont les producteurs et les travailleurs. L’Etat poursuivra, dit-il, sans relâche les réformes, afin de traduire dans les faits la vision, l’ambition et la volonté politique du président de la République, Faure Gnassingbé, qui ont permis de hisser le Togo au rang de 1er réformateur en Afrique et de 3ème dans le monde.

Selon le ministre Yaya, l’Etat togolais va céder 51 % des 60% de sa participation dans le capital de la NSCT au leader Singapourien OLAM qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays africains comme le Tchad et la Côte d’Ivoire avec de très bonnes performances. « Cette privatisation intervient en lien avec les objectifs du PND dont la mise en œuvre nécessité une participation du secteur privé à hauteur de 65% du montant global », a-t-il expliqué.

Pour le ministre, les principaux indicateurs de performances sur lesquels l’accent sera mis afin de garantir une amélioration déterminante de l’ensemble de la filière sont, entre autres, l’augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois ans ; l’amélioration du rendement de la production 600 kg/ha pour atteindre un niveau de performance d’au moins 900 à 1.000 kg/ha sur le court terme. Il a fait cas aussi du renforcement du parc industriel ; la participation à la recherche développement pour une optimisation du schéma cultural, de l’utilisation des intrants et l’appui conseil.

Le groupe OLAM a été approché par le gouvernement togolais pour s’inspirer de ses meilleurs pratiques et expertise dans le domaine de l’agro-industrie. Il a été organisé dans ce cadre un voyage d’échange d’expériences du 11 au 13 mars 2020 en Côte d’ivoire et au Tchad, deux des pays où le groupe OLAM opère. Les centres d’intérêt ont porté sur toute la chaîne de valeurs, de la production à la transformation en produits finis ou semi-finis à la consommation directe ou intermédiaire. En outre dans son plan d’investissement, le groupe OLAM ambitionne la transformation du coton avec l’implication des usines de textiles au Togo. ATOP/OAF/AR

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