5e édition de la journée africaine de lutte contre la corruption : La HAPLUCIA réitère son appel à tous à combattre ce fléau

5e édition de la journée africaine de lutte contre la corruption : La HAPLUCIA réitère son appel à tous à combattre ce fléau

Lomé, 12 juil. (ATOP) – la Journée africaine de lutte contre la corruption a été marquée en différé, le lundi 12 juillet à Lomé, par une conférence-débat au cours de laquelle la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a réitéré son appel à tous à combattre ce fléau qui gangrène les économies.

Cette journée est célébrée le 11 juillet de chaque année. Elle est placée cette année sous le thème: « Communautés Economiques Régionales : acteurs essentiels de mise en œuvre de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ».

Cette conférence-débat a permis aux premiers responsables de cette institution de dresser aux participants, venus des secteurs public et privé, le bilan de la lutte contre la corruption au Togo, les activités de reddition des comptes et d’apprécier la mission d’impulsion de cette lutte dans la sous-région par les organes compétents de la CEDEAO et de l’UEMOA. Cette rencontre a été aussi l’occasion de rappeler à l’assistance l’importance du combat contre ce fléau en Afrique, de réfléchir sur les conséquences de la corruption et l’urgence à agir pour éradiquer ce « cancer des économies » pour le développement du continent africain.

Le président de la HAPLUCIA, Essohana Wiyao, a indiqué qu’à l’instar du Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001, la convention de Mérida du 31octobre 2003, prescrit une stratégie de lutte contre le fléau de la corruption en quatre piliers à savoir : des mesures préventives, des incriminations, des agences anticorruptions et une coopération forte. Concernant des mesures préventives, il a souligné que la convention panafricaine prescrit, entre autres, la déclaration du patrimoine, des codes de conduite, la prévention des conflits d’intérêts et la transparence dans les finances publiques. Pour ce qui est des incriminations, M. Wiyao a précisé que la convention panafricaine engage des Etats parties à ériger en infractions pénales assorties de sanctions dissuasives, entre autres, la corruption active et passive dans les secteurs publics national et privé, l’enrichissement illicite et le blanchiment du projet de la corruption. S’agissant des autres piliers, il a relevé le rôle joué par les agences anticorruption et l’importance de d’une coopération forte pour venir à bout de ce fléau.

Le président de la HAPLUCIA a précisé qu’au titre de la répression des actes de  corruption au Togo, l’institution a reçu des plaintes et dénonciation, a procédé  à une pré-instruction puis a transmis les cas avérés au procureur de la République qui est compétent pour engager les poursuites. «A ce jour, nous avons transmis au parquet d’instance de Lomé, les comptes de la CAN 2013, ceux de la route Lomé-Vogan-Afagnan et le dossier concernant l’affaire de détournement des deniers publics à la direction des Transports routier et ferroviaire », a-t-il affirmé.

Toujours dans le cadre de la lutte contre ce fléau, M. Wiyao a mentionné le chantier de l’élaboration de la stratégie nationale contre la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, lancée le 21 mai dernier. Pour finir, il a déclaré que la corruption étant une maladie économique permanente, le combat contre ce fléau mondial doit l’être aussi.

ATOP/DTV/TGB

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