35è journée internationale de la protection de la couche d’ozone :  le ministre Oladokoun exhorte les frigoristes aux bonnes pratiques dans le secteur du froid

35è journée internationale de la protection de la couche d’ozone : le ministre Oladokoun exhorte les frigoristes aux bonnes pratiques dans le secteur du froid

Lomé 15 sept. (ATOP)- Le ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature, Prof. David Wonou Oladokoun a exhorté, le lundi 14 septembre, les frigoristes aux bonnes pratiques dans le secteur du froid à Lomé. Cette exhortation est contenue dans le message qu’il a livré à la nation en prélude à la célébration de la journée internationale de la protection de la couche d’ozone observée le 16 septembre.

L’édition de cette année placée sous le thème, « L’ozone pour la vie », est complétée par le slogan « 35 ans d’initiatives pour la protection de la couche d’ozone ». Cette commémoration offre l’occasion à la communauté internationale de maintenir et de soutenir les efforts de l’élimination des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Le but visé est d’assurer la protection de la santé et de l’environnement face aux effets pervers des rayons ultra-violets  du soleil.

Le ministre exhorte tous les acteurs, en particulier les frigoristes et les importateurs de réfrigérants à continuer à bien s’appliquer dans leur profession et à se conformer aux directives du protocole de Montréal (Canada), plus précisément celles relatives aux bonnes pratiques dans le secteur du froid.

Prof. Oladokoun a indiqué que la communauté internationale, dans un effort collectif constant, s’attèle à protéger un maillon important de l’environnement que constitue la couche d’ozone située dans la stratosphère. La couche d’ozone protège la terre contre les rayonnements ultra-violets dangereux  du soleil. Il a précisé que sa destruction occasionnerait la propagation excessive des rayons ultra-violets du soleil sur la terre, source d’atteintes à la santé et aux perturbations des écosystèmes naturels.

Le ministre a relevé que le Togo, dans ses efforts pour répondre à ses obligations vis-à-vis du Protocole de Montréal, a mis a place depuis 2002, un plan de gestion des fluides frigorigènes, renforcé en 2010 par le plan de gestion et de l’élimination  des hydrochlorofluorocarbones (HCFC), substances nocives à la couche d’ozone. « En 2013, les Etats parties au Protocole de Montréal, précisément les pays en développement, ont convenu d’accélérer le processus d’élimination des HCFC. C’est dans ce contexte que le Togo s’est aussitôt engagé à réduire l’utilisation du réfrigérant R-22 dans la double optique de protection de la couche d’ozone et de la préservation du climat. Le pays, de ce fait, est parvenu à réduire de 30% les importations de R-22 entre 2013 et 2019 », a-t-il poursuivi.

Le ministre a affirmé qu’en vue d’œuvrer au renforcement des capacités des techniciens de froid et assurer l’appropriation des bonnes pratiques, des actions sont entreprises, à savoir la dotation des centres de formation technique d’équipement et de kits d’appareils de mesure et l’équipement de l’Association des frigoristes du Togo ( AFRITO) d’un important lot d’outillage.

Prof. Oladokoun a souligné que l’édition de 2020 intervient dans un contexte particulier de la Covid-19. A cet effet, le Togo a choisi de faire ressortir l’impact du Protocole de Montréal sur le développement du pays inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement (PND) et relatif aux « pratiques nécessaires au développement durable et un style de vie en harmonie avec la nature ». Il a relevé que cet aspect s’explique par la contribution du secteur de froid dans différents domaines, notamment l’agro-alimentaire pour la conservation des aliments, la santé pour la conservation des médicaments ou vaccins. Pour lui, le point d’orgue de cette contribution du secteur de froid, reste la sensibilisation qui trouve sa place dans les initiatives visant à protéger l’environnement.

Le ministre a affirmé que nous vivons au quotidien les conséquences de la destruction de la couche d’ozone et du réchauffement du climat, sous forme de fortes chaleur, pluies tardives, inondations, sécheresse et érosion côtière. A l’en croire, des défis subsistent et il est important d’œuvrer efficacement afin d’éliminer ces adversités.

Prof. Oladokoun a, par ailleurs, réitéré la gratitude du gouvernement à tous les partenaires techniques et financiers.

Il est prévu, dans le cadre de la célébration, une série d’activités, notamment des remises de dons à différentes structures. ATOP/TGB/TD

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